Analyse des roches aurifères, pourpre de Cassius (pense bête)

Francis Tollon
Bulletin de la Société d’histoire naturelle de Toulouse
100 n°1 p49-60 (1965)
TOLLON (Francis). – Sur la métallogénie de la région de Vicdessos (Ariège)


Détermination de l’or dans des roches .

 
page 68 dosage de l’or
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L’épreuve préalable peut être déterminée par de nombreuses méthodes qualitatives. Un essai rapide et commode est celui qui consiste à traiter du minerai par de l’eau régale. On commence à réduire le minerai en poudre extrêmement fine, et l’on met cette poudre dans un vase à pied. On verse dessus de l’acide chlorhydrique et on laisse macérer une demi-heure. Ensuite, on verse le tout dans une capsule en fer émaillé et l’on ajoute de l’acide nitrique chaud. On fait chauffer le tout sur une lampe à alcool, ou sur un bain de sable. On remue souvent. On décante après une heure la liqueur claire, bien déposée. On lave les sables à l’eau, et l’on ajoute le produit clair de ce lavage.
 
On fait alors chauffer cette liqueur claire, et l’on ajoute à chaud quelques grains d’acide oxalique. On laisse chauffer encore quelques instants, et on laisse refroidir doucement. S’il y a de l’or, celui-ci se précipite, au refroidissement, en poudre brunâtre ou en poudre d’or, suivant que l’opération aura été plus ou moins bien conduite. ——————
 
celle qui consiste à attaquer la poudre de minerai par l’eau régale à chaud, mais décèlent la présence de l’or par la réaction du mélange de chlorure et de protochlorure d’étain sur les sels d’or. Il se forme en effet un beau coloris rouge pourpre de cassius nettement reconnaissable.
La réaction de l’eau régale consiste à attaquer l’or du minerai par le dégagement de chlore naissant, qui provient du mélange de l’acide nitrique et de l’acide chlorhydrique. Le produit théorique de l’eau régale répond au mélange d’un volume d’acide nitrique, à 35° Baumé, et de quatre volumes d’acide chlorhydrique à 220 Baumé. Ces proportions n’ont du reste rien d’absolu et peuvent varier dans la pratique. On peut encore précipiter l’or de ses solutions au moyen de sulfate de fer ou couperose verte. L’oxydation de ce corps se fait très rapidement; il sert donc de réducteur auprès des sels d’or, desquels il précipite le métal or sous forme pulvérulente.
 

Pour dissoudre l’or, on peut se servir de chlorure de chaux du commerce auquel on ajoute de l’acide sulfurique. Lorsque l’or est dissous, on peut le précipiter comme nous venons de le voir, ou encore en faisant passer le liquide, supposé aurifère, sur un filtre de poudre de charbon de bois que l’on pourra rendre encore plus énergique en ajoutant une solution d’acide oxalique. Pour cela on verse de la poudre de charbon dans une solution chaude d’acide oxalique, on fait sécher et on empile la poudre de charbon dans un tube en verre (un verre de lampe, par exemple, ou un flacon dont on a coupé le fond). On brûle ensuite ce charbon, après y avoir ajouté du nitre et l’avoir fait sécher.

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Le chlorure d’étain(II) est un solide ionique cristallin blanc, inodore, de formule brute SnCl2.
Le chlorure d’étain(II) peut être préparé en dissolvant de l’étain blanc dans de l’acide chlorhydrique, la réaction prend du temps.
2 H3O+ + 2 Cl- + Sn = Sn2+ + 2 Cl- + H2 + 2 H2O
masse molaire 189 , etain 119 + 2 Cl 2*35
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