Micro-prospection des rivières aurifères françaises

Les  manuels d’orpaillage ni les  livres ne sont pas utiles pour la prospection en Ariège, car la plupart des manuels miniers décrivent les placers géants en Afrique, Amazonie États-Unis et autres qui n’ont rien à voir au niveau grandeur, ni au niveau géologique avec nos petites  rivières de quelques dizaines de mètres de large. Savoir d’où vient l’or et où seraient les mines d’or n’est pas utile, on sait qu’il est arrivé là. La liste des autres rivières aurifères françaises n’est pas utile non plus, car on sait que l’or est sur quelques kilomètres sur le Salat.
– Seuls sont utiles l’analyse de la teneur avec une bâtée ou un pan, l’utilisation d’une rampe de lavage et des techniques de micro-prospections pour savoir où sont les meilleures concentrations sur quelques centaines de mètres sans être obligé de faire des centaines de trous inutiles et fatiguants.
La teneur sur les placers (zones de concentrations en or) peut varier de 1 à 100 sur 100 mètres. La connaissance de l’hydrologie est utile, mais pas suffisante, car déjà la hauteur de l’eau varie suivant les crues différentes chaque année et même chaque décennie (heureusement pour les riverains). La nature est complexe, car beaucoup d’éléments y interviennent. La rivière n’est pas linéaire. Elle a changé au cours des ages, il y a d’anciens cours qui des fois sont recoupés. Parler de Goldline est trompeur, car le lit principal de la rivière change suivant la hauteur de l’eau, jusqu’au tiers de la largeur du Salat. C’est dû aux chenaux rocheux. Quand l’eau monte ou descend, le cours de l’eau peut changer, suivant qu’il emprunte un canal rocheux plus ou moins large.  Il ne faudrait théoriquement  pas prospecter dans le sable fin ou l’argile. mais ce sable a pu être apporté par une crue récente et légère, recouvrant des alluvions d’une ancienne crue importante.
– Le principal dans la prospection est l’hydrologie avec l’estimation de la rupture de pente dans les méandres, chutes, rapides, qui donne des indications et orientations, mais n’est pas suffisante. Il faudra affiner, pour connaitre la vie (secrète) de la rivière, par quelques prospections ciblées et systématiques (dichotomie) au pan et en interprétant (sédimentologie) la grosseur et la quantité de minéraux lourds trouvés  et/ou de l’or (pareil, grosseur et quantité) pour renseigner sur la direction de la concentration. Même une micropaillette peut donner des pistes.
à suivre……. sur le terrain en condition réelle !

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